Saturday, October 18, 2008

Renaissance


Il faut que je dise que j'ai aimé le Libéria - d'abord Monrovia puisque c'est là que j'étais basée -assez tôt. Puis ma vie a basculé, a pris un tournant incontrôlé mais non déplaisant - que du contraire - lorsque j'ai rencontré Geoffroy. Ce qui s'annonçait un séjour pour un travail à durée déterminée d'un an a endossé la tournure inattendue d'une histoire amoureuse que je souhaite interminable.

Nos premiers regards se sont échangés à New Jack, un bar dansant de Mamba Point à Monrovia. On a lié plus ample connaissance en tapant causette dans la piscine de l'Hôtel Mamba Point en compagnie de collègues de Geoffroy.

Les sentiments se sont déclarés lors d'une visite d'un week-end à LAC. Accompagnée d'une amie, j'ai logé chez Geo. Après une soirée à la chute d'eau et un plongeon désastreux dans la piscine, on a terminé la nuit à parler jusqu'à trois heures du matin. Je dois avouer que je n'étais pas pressée de gagner le lit dans lequel dormait déjà l'amie.

Notre relation s'est révélée au travers de conversations téléphoniques et sur internet, soudée même, et scellée au cours du week-end suivant à LAC. En tête à tête.

Au fur et à mesure, les heures quotidiennes au téléphone et les week-ends partagés, en parcourant une route chaotique de trois heures, entrecoupés de longues semaines n'ont plus suffit à satisfaire les amoureux transis. A tel point que j'ai pris la décision de parler à mon directeur. J'ai choisi de privilégier mon amour et la vie de couple à long-terme plutôt que le travail.

Avant nos vacances d'un mois en France et en Belgique (diaporama disponible via le lien déjà mentionné), j'ai vidé l'appartement que je louais à Monrovia. A notre retour, je me suis installée avec Geoffroy.

Je renais et la vie avec Geoffroy revêt une saveur précieuse, inconnue jusque là : le goût du bonheur.

Monday, October 13, 2008

Joie de la Vie en Brousse

Quelle ne fut ma surprise ce matin autour de 7h00 : une multitude d'insectes grouillait dans la maison. Les termites avaient pris leur envol et voilà le living envahi de fourmis et d'ailes blanches !

Seule solution pour venir à bout de ces envahisseurs : l'aspirateur, qu'on a pu se procurer en ces contrées où l'objet est rare. La suite de la matinée s'est ensuite transformée en un ménage monstre par une chaleur épuisante.

Il a aussi fallu détruire la termitière logée à côté de la terrasse. Les jardiniers s'en sont heureusement chargés.

Je me suis plus tard renseignée sur les termites et surtout comment s'en débarrasser (http://fr.wikipedia.org/wiki/Termite entre autres liens). En plus d'être des architectes hors pair (en témoignent les œuvres variées), ces isoptères sont des mangeurs de bois voraces.

Les termites supérieurs construisent sous terre leur nid, qu'ils prolongent parfois en hauteur par un monticule de terre gâchée qui peut atteindre 7 à 8 mètres de haut. les termites sexués sont ailés. Les ailes sont perdues après le vol nuptial.

Mis à part les adultes sexués ailés qui seront un jour amenés à sortir de la colonie pour rechercher un partenaire sexuel, toutes les autres castes sont aveugles. Les termites communiquent donc essentiellement par voie chimique et utilisent un grand nombre de signaux (phéromones de contact, de pistes, sexuelles).

Mieux vaut prévenir que guérir, peut-être en éteignant toute lumière, et espérer que ce carnage ne se reproduise pas.